Entre 1924 et 1965 la famille Schwartzman a habité la maison Antoine-Lacombe à Saint-Charles-Borromée. Harry Schwartzman et ses frères étaient tailleurs à Montréal et quand ils ont fait faillite Harry est venu s’installer dans une ferme au nord de Joliette à Péningue où vivait déjà une importante communauté d’immigrants d’Europe de l’est. Pour rentabiliser sa ferme il a construit des chalets au bord de la rivière de l’Assomption pour accueillir des villégiateurs pendant l’été. Mais le curé de la paroisse n’appréciait pas et il a fait son possible pour les chasser.
La cartographie du territoire du Saint-Maurice entre 1828 et 1830
La rivière Saint-Maurice était une voie de communication pour les amérindiens leur permettant de relier le fleuve Saint-Laurent, la Baie d’Hudson, le lac Saint-Jean et la rivière des Outaouais. Les voyageurs la fréquentaient pour traiter avec eux les fourrures depuis Trois-Rivières. En 1828 le parlement du Bas-Canada a voulu cartographier son cours et les portages permettant de rejoindre le lac Saint-Jean à l’est et les rivières Gatineau et du Lièvre à l’ouest. Il espérait que cet immense territoire pourrait être ouvert à la colonisation.
Le matrimoine complément du patrimoine
Le matrimoine désignait autrefois les biens hérités de la mère alors que le patrimoine désignait ceux hérités du père. Le terme matrimoine a disparu de l’usage courant quand la place des femmes dans la société a été marginalisée. Le patrimoine désigne aujourd’hui un ensemble de biens culturels formant l’identité d’un peuple. Le patrimoine québécois se compose de biens matériels, immatériels et documentaires. Son complément matrimonial reste à inventer.
Les administrations municipales de Joliette
Avant de devenir la ville de Joliette le village d’Industrie a connu plusieurs systèmes d’administration. Il a d’abord fait partie du Domaine Seigneurial de Lavaltrie. En 1842 la municipalité du district de Berthier a été créée puis en 1845 la municipalité de la paroisse de Saint-Charles-Borromée-du-Village-d’Industrie. En 1849 elle est devenue la municipalité du comté de Berthier N°2. En 1855 une loi a créé la municipalité de St-Charles-Borromée qui est devenue la Corporation de la ville de Joliette en 1863.
Joseph Dugas et le commerce des ceintures fléchées
La fabrication des ceintures fléchées pour la Compagnie de la Baie d’Hudson a été une spécialité de la paroisse Saint-Jacque de l’Achigan à partir des années 1830 jusqu’à la fin du 19ème siècle. Joseph Dugas père et fils ont été les derniers agents autorisés de la compagnie. En 1887 Joseph Dugas père a transmis son monopole commercial à son fils Joseph en même temps que ses biens. La ceinture fléchée fait partie du patrimoine culturel québécois.
La culture et la manufacture du tabac dans Lanaudière
À partir des années 1850 la culture du tabac s’est développée dans la région de Lanaudière qui est devenue la principale productrice du Québec. Depuis toujours le tabac était cultivé par les agriculteurs dans leur potager, ils vendaient une partie de leur production au marché et gardaient le reste pour leur consommation personnelle. Puis la loi les a obligés à vendre leur production à des manufacturiers et des marchands enregistrés et la culture du tabac s’est industrialisée. En 1984 il y avait plus de 300 producteurs dans la région de Lanaudière, en 2026 il n’en reste plus qu’un seul.
Les énigmes du manoir seigneurial d’Autray
Le premier seigneur d’Autray avait fait bâtir un manoir rustique sur son fief avant 1647 puis il a été abandonné. Ses successeurs l’ont sans doute fait reconstruire à plusieurs reprises. En 1821 Ross Cuthbert l’a remplacé par un manoir plus prestigieux. Puis il a fait construire un nouveau manoir encore plus confortable près du premier en 1846. L’histoire des manoirs de d’Autray est confuse, certaines sources disent que le manoir d’Autray existait toujours en 1950, d’autres qu’il a été incendié vers 1900. C’est une histoire à énigmes qui démontre que les archives historiques auront toujours besoin d’être revues et corrigées.
Photographes et photographies anciennes de Joliette
Les premiers photographes professionnels ont commencé à offrir leurs services dans les villages du Québec vers les années 1860. À Joliette le premier à avoir fait la publicité de son studio d’artiste a été Louis Antoine Derome en 1866. De nombreux photographes amateurs ont laissé des portraits de famille, documenté des paysages et des bâtiments. Puis vers 1900 les photographes ont publié des cartes postales qui ont été imprimées en de nombreux exemplaires et qu’on retrouve dans les archives publiques.
L’église et le village de Sainte-Béatrix
Le village de Sainte-Béatrix a été construit à l’emplacement d’un Domaine Seigneurial appartenant à Louise Amélie Panet et son mari William Berczy, seigneurs d’une partie de la Seigneurie de Daillebout. Ils avaient donné un terrain dans leur Domaine pour y ériger une église en 1856. L’église de Ste-Béatrix a été acquise par la municipalité en 2025 pour en faire un lieu de Culture mais les informations sur son histoire et son architecture sont difficiles à trouver.
Les moulins de St-Ambroise, Ste-Marcelline et St-Alphonse
La rivière Blanche qui descend du lac des Français en passant par le village de Sainte-Marcelline serpente ensuite dans la plaine de Saint-Ambroise de Kildare. Cette rivière ne semble pas assez puissante pour actionner des moulins à eau et pourtant il y en a eu plusieurs autrefois. Dans son historique la municipalité de Sainte-Marcelline écrit qu’il y avait autrefois cinq moulins à scie, trois moulins à farine et un moulin à cardes sur son territoire. À Saint-Ambroise il y en avait d’autres sur le Grand Ruisseau près du village et sur la rivière de l’Assomption jusqu’à St-Alphonse.
Les 170 ans de Chertsey dans son Communicateur
Quand j’ai habité à Chertsey j’avais constaté que la municipalité racontait n’importe quoi sur son histoire dans sa politique culturelle. C’était en 2015 et j’aurais cru que les responsables auraient corrigé leurs erreurs. Mais en 2026 la politique culturelle de Chertsey est toujours la même. Pour fêter son 170e anniversaire la municipalité a publié dans son Communicateur un historique qui démontre le manque de sérieux de sa politique culturelle: la source principale des illustrations copiées illégalement est Facebook, une compagnie bien connue pour sa contribution à la culture québécoise.
James Cuthbert seigneur bigame de Berthier
James Cuthbert est né à Inverness près du Loch Ness dans le nord de l’Écosse. Une publication du Dr. Jim Mackay du Kirkmichael Trust documente son histoire avant sa venue au Canada. En 1765 James Cuthbert a acheté la seigneurie de Berthier puis celles de Dautray, Lanoray, Maskinongé, Dusablé et Dorvillier. Cet honorable seigneur, membre du Conseil du Gouverneur, a eu quatre épouses. Arrivant en conquérant à Québec il avait laissé sa seconde épouse en Écosse et s’est remarié deux fois à Berthier en étant bigame.
Un crime homosexuel à Joliette en 1939
En 1939 George Roberts a été assassiné dans le sous-sol de l’école protestante de Joliette. Les enquêteurs ont dit qu’ils avaient trouvé des photos d’élèves de l’école sur le lieu du crime. Mais ils n’ont pas dit que la victime avait le pantalon baissé quand ils l’ont trouvé ni que le médecin légiste avait trouvé des traces de sperme dans son rectum en examinant le corps. À cette époque il ne fallait pas heurter les oreilles sensibles des habitants du Québec avec des détails sordides, les informations sur le mobile du crime n’ont été rendus publiques que récemment. Faute d’information ce crime avait nourri l’imagination des joliettains.